Les OISEAUX

 

CHANT D’OISEAUX, SACHEZ LES RECONNAITRE :

Avril marque l’explosion des chants d’oiseaux. Bien des espèces ont commencé à chanter plus tôt : certains chantent d’ailleurs presque toute l’année. Le printemps demeure néanmoins la grande saison des chants.

Presque tous les oiseaux possèdent un langage varié, à l’intérieur duquel il faut distinguer le chant des cris. Emis par les deux sexes, par les jeunes comme par les adultes, les cris ont des significations très diverses : alarme, ralliement, demande de nourriture, etc.

Beaucoup plus mélodieux, le chant est presque uniquement le propre du mâle : il l’utilise à l’époque de la reproduction, pour affirmer sa présence sur son territoire ou pour attirer la femelle.

Le chant existe chez les rapaces nocturnes, les gallinacés, etc., mais les vrais oiseaux chanteurs se classent parmi les passereaux.

Identifier les chants n’est pas toujours facile. Avec de l’expérience, on y parvient peu à peu, mais l’incertitude demeure.

L’un des premiers chants à se faire entendre, dès le mois de mars, est celui du

pouillot véloce.

Ce petit oiseau au plumage gris verdâtre émet un “tsiptsiap” caractéristique, répété avec constance, ce qui lui vaut son nom en de nombreuses langues (Chiffchaff, en anglais par exemple.)

Ecoutez son chant :

 

Dès le début du printemps également, le
merle
lance ses roulades et ses vocalises, jusqu’en pleine ville, perché sur une cheminée.

C’est l’un des meilleurs chanteurs de nos régions. Bien des gens croient entendre le rossignol près de chez eux, mais il s’agit en fait du merle.

Ecoutez son chant :

 

C’est dans les bois et les forêts, ou encore dans les parcs, les broussailles, les dunes qu’il faut se rendre pour écouter le
rossignol
dont le chant a, de tout temps, été célébré par les poètes.Vouloir le traduire par des mots est une gageure. Il comporte notamment ce qu’on appelle les “gouttes d’eau”, sortes de coups de gosier très caractéristiques.

D’ailleurs, quand on a repéré un rossignol qui chante, il est possible de distinguer son gosier qui vibre.

Ecoutez son chant :

 

La grive musicienne mérite bien son nom.

Son chant est également très mélodieux; il y revient des motifs que l’on traduit par “Filipfilip...”.

Ecoutez son chant :

 

Le pétulant et minuscule
troglodyte
a un chant d’une puissance et d’un éclat surprenants qui étonnent chez un oiseau aussi petit. Il comporte des trilles qui aident à le reconnaître.

Ecoutez son chant :

 

La fauvette à tête noire
a aussi un très beau chant au rythme assez pressé, moins toutefois que celui de sa cousine la fauvette grisette.

Ecoutez son chant :

 

Très fréquent, le chant de
l’ accenteur mouchet
ce petit passereau gris et brun que beaucoup ignorent, est une mélodie bredouillée qui évoquerait assez celle du troglodyte, en beaucoup moins sonore.

Ecoutez son chant :

 

  Le chant du
rouge-gorge
lui ressemble beaucoup : il s’interrompt brusquement comme si l’oiseau était pressé d’en finir.

Ecoutez son chant :

Le coucou :
son chant n'a pas besoin d'être décrit.

Ecoutez son chant :

 

Celui du
loriot
est un “didlio” éclatant : l’oiseau lui-même, bien que doté d’un plumage jaune d’or, n’est pas facile à apercevoir dans les frondaisons où il vit.

Ecoutez son chant :

 

Du haut des toits tombe un chant qui comporte un motif très typique, comparable au bruit de verre pilé qu’on écrase : c’est celui du
rouge-queue noir

Ecoutez son chant :

 

“Tiou-tiou-tiou-tiou-ti-ti-tiou...”. Cette ritournelle qui s’échappe des frondaisons est celui du
pinson.

Ecoutez son chant :

 

C’est également dans les parcs et les bois que retentit souvent un long “dzuu...” : c’est la dernière note du chant du
verdier

Ecoutez son chant :

 

Dans les arbres encore, le
pouillot siffleur
qui a la curieuse habitude de se déplacer en chantant.

Il ne justifie pas son appellation car il émet en fait une sorte de trille bruissant.

Ecoutez son chant :

 

Dans les lieux plus dégagés, espaces cultivés, landes ou bocage, le
bruant jaune
s’exprime en une strophe qui peut être rendue par “tsi-tsi-tsi-tsi-tih”.

Ecoutez son chant :

 

Plusieurs espèces chantent en vol. La plus remarquable est
L’ alouette des champs

qui monte dans le ciel en chantant à perdre haleine, jusqu’à une hauteur de 100 m.

Puis elle se laisse tomber comme une pierre, n’ouvrant les ailes qu’à quelques mètres du sol.

Ecoutez son chant :

 

Dans les parcs ou les bois, on peut observer assez facilement le vol nuptial du

serin cini.

Ce petit oiseau s’élance d’un arbre en battant lentement les ailes : il paraît alors plus grand qu’il n’est, évoquant un peu une chauve-souris. En même temps, il émet un grésillement typique.

Ecoutez son chant :

 

De nombreuses espèces sont dotées d’un talent d’imitateur.

A commencer par
L' étourneau

qui reproduit à peu près tout du chant du loriot au caquètement de la poule domestique !

Ecoutez son chant :

Très doués à cet égard, la rousserolle verderolle, la gorge-bleue, la pie-grièche, ou le geai. En étudiant les imitations des pies-grièches au retour d’Afrique, on a pu déterminer dans quelle région elles avaient hiverné, d’après les imitations d’oiseaux africains qu’elles avaient intégrées à leur langage.